valérie pinard

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Vidéos

Citadelle, Cie NGC25, salle Paul Fort_2011

Le duo amoureux se plonge dans une forteresse, déconnecté des autres, protégé du temps qui passe.


Citadelle est une chorégraphie qui transpire à la fois, le désir, la folie, la solitude de l’individu et la fragilité de l’amour. Les danseurs sont accompagnés et guidés par le son de la voix d’une chanteuse lyrique.

Cette pièce sera programmé en novembre prochain à l’étranger et plus précisément en Guyane, au Venezuela et en Equateur. De nombreux échanges sont nés depuis la rencontre en 2009, de la compagnie avec celle de Quito.

Cette aventure autour de la danse s’est concrétisée cette année par la commande de "El otro Boléro" de la compagnie de danse nationale de l’équateur. En parallèle, le chorégraphe Hervé Maigret, transmettait "la penultima danza".

Ces échanges culturels et artistiques vont se poursuivent dans les années à venir avec l’aboutissement d’une co-création prévue pour 2013.

Le Festin des amateurs

"Dans le cadre des rencontres chorégraphiques amateurs de Pont-Château, les 7 et 8 mai 2011, organisées par l’association Musique et Danse, le Centre Chorégraphique National de Nantes, dirigé par Claude Brumachon et Benjamin Lamarche, propose une transmission d’extraits du Festin pour vingt amateurs, en conditions professionnelles. Fidèles à leur démarche chorégraphique, les deux danseurs réinstaurent le corps et le mouvement au centre de la danse, de l’expression".

Ballade au cœur d'un quartier Nantais

En juin, les contributeurs de Fragil se sont réunis pour une ballade dans le quartier des Dervallières. Le but : écrire, photographier et filmer notre nouveau terrain de jeu. On y a découvert un quartier, fait des rencontres et ramené une histoire. Fragil est arrivé dans les locaux de la Fabrique Dervallières en février 2010. Il y a encore deux ans, la Fabrique Dervallières, c’était une école primaire. Dans nos bureaux, sont restés accrochés les dessins des enfants. Le reste s’en est allé.

Nous n’étions pas seuls. D’autres associations culturelles et artistiques avaient déjà rejoint la Fabrique ; nous avons tissé de nouveaux liens, pour poursuivre l’aventure et le projet du magazine avec une volonté : vivre dans le quartier et partir à sa découverte.

Le printemps est arrivé. Le premier à fêter, c’était le printemps des voisins : la Fabrique Dervallières s’est ouverte, on chantait dans la cour d’école à côté de l’ancienne marelle, on partageait une tarte à la rhubarbe avec l’équipe de quartier, la mission locale et les autres associations. L’ancienne école a reprit vie.

Partir à la découverte du quartier

En partant, on ne savait donc pas trop à quoi s’attendre. Nous sommes remontés le long des immenses espaces verts, avec quelques buts de foot. Sans filets. Comme notre aventure de cette journée. En arrivant sur la place du marché, c’était l’effervescence : sous un soleil de plomb, on achetait des matelas et des poissons. Le marchand de fruits et légumes nous voyant arrivé, nous interpelle. On ne passe pas inaperçu le reflex autour du cou, le micro à la main. Deux dames, sont assises à l’ombre. Cinquante ans de vie dans le quartier, l’une d’elle a même connu l’abbé Pierre. C’est d’ailleurs grâce à lui qu’elle a découvert ce quartier : les Dervallières.

Plus loin, le quartier s’étend, au-delà des espaces verts. Un quartier neuf, pensé pour le développement durable et la nouvelle école. En plein milieu, une fosse. Au centre, un caddie, probablement véhicule de jeu laissé là la nuit dernière, on ne sait pas trop. Le blanc immaculé des nouveaux appartements éblouit nos photographes : histoire de parler balance des blancs et de l’exposition, d’échanger autour de la manière de photographier.

Les Dervallières méritent leur pluriel

Avant de rentrer, on découvre un petit bois. Le refuge des joggeurs. Là, il faut connaître. En remontant une petite pente, un habitué du quartier nous amène dans un endroit où peu s’aventurent. Les jardins collectifs. Des personnes âgées se cachent à l’ombre, sirotent un verre, discutent. En avançant, les arbres et les fruits changent, l’instant d’une pause, on entend le silence. Un ciel bleu, aucun nuage. Le soleil. Finalement, tout cela avait déjà quelque chose de vacancier.

En rentrant, on se rend compte à quel point les Dervallières méritent leur pluriel : c’est un quartier mais des images, des lieux insolites. Des constructions nouvelles à deux pas du marché qui semble être là depuis toujours. De la verdure et du silence, pendant qu’au loin, on croit entendre les scooters ruer dans les allées de la rue Jean-Marc Nattier, celle des bureaux.

par Romain Ledroit.

Centrale 7 : 3 jours de Work In Progress

Quand l’Art fait revivre la mine : Centrale 7
Art contemporain, friche industrielle et récit numérique
Là où l’on extrayait le fer, on donne maintenant vie à l’art. A Bois II, ancien site minier du Maine-Et-Loire, un collectif d’artistes revendique l’art contemporain en milieu rural. Centrale 7, un nom vestige de l’ère industrielle donné à un des entrepôts de la mine. Au pied du chevalement visible des kilomètres à la ronde, l’art contemporain rencontre la campagne, sur une plaine déserte. Nous sommes allés à la rencontre de ce lieu et des artistes présents en résidence.

Ostalgie : On a détruit le mur, pas la frontière

Le mur n’existe plus. Et depuis, Berlin a bien changé. Dans les cœurs, la réunification n’a pas eu lieu. Une frontière virtuelle s’est désormais installée.

Impressions d’un séjour à Berlin en pleine commémoration des 20 ans de la chute du mur

Il manquait bien quelque chose à l’atmosphère de la ville, en ces jours de commémoration. L’ambiance euphorique d’il y a 20 ans n’était pas au rendez-vous. Les médias en ont-ils trop fait ? Un engouement de reportages a relayé cet événement historique durant toute l’année 2009. Les divers documentaires ont révélé Berlin comme une ville européenne incontournable.

La capitale est cosmopolite. Elle est plébiscitée pour son dynamisme culturel, de par ses initiatives originales dans des lieux inattendus et son avant-gardisme écologique.

« L’obligation de souvenir reste sensible pour de nombreux Allemands dont la conscience individuelle reste fragilisée par une mémoire collective pas tout à fait assumée ». Régine Robin explique bien ce phénomène, dans son excellent ouvrage Berlin chantiers [1]. Il n’est pas question ici de remettre en question toutes les entreprises de modernisation capitaliste de l’ancienne RDA. Mais les choses ne sont pas aussi simples. Le malaise persiste. Le capitalisme n’a pas réussi à rendre les Allemands de l’Est libres. Beaucoup d’entre eux ne se sont pas retrouvés dans cette nouvelle société où l’on ferme les usines et les commerces les uns après les autres, où les postes administratifs disparaissent, où la population déménage pour que l’on rénove les habitations. Sans parler du discrédit jeté sur les intellectuels.

La liste est longue. Elle explique l’indifférence face aux événements commémoratifs du 9 novembre 2009. Contrairement à ce que l’on a voulu imaginer, Berlin n’était pas en fête. L’organisation des commémorations s’est révélée un pur show médiatique et politique.

Tout était concentré entre le Bundestag et Postdamer Platz, là où étaient installés les dominos. Une grande attraction pour les quelques touristes, photographiant à tout rompre ces œuvres, quelque peu détournées par un sponsoring à outrance.

Il pleuvait et l’ennui des festivités était consternant. Sur l’Alexanderplatz, une exposition offrait aux passants un rappel sur l’avènement de la chute du mur et du socialisme. Cette exposition instructive était très riche en documents d’archives photos, vidéos et textes. Les points stratégiques de l’ancienne RDA sont devenus des attractions touristiques. La plus grande galerie à ciel ouvert, la fameuse East Side Gallery est représentée sur le plus long tronçon restant du mur. Les œuvres furent repeintes pour l’occasion. Au Checkpoint Charlie, [2] les visiteurs d’aujourd’hui, posent entre un officier américain d’un côté, et russe de l’autre, déguisés dans leur uniforme respectif du temps de la guerre froide. Une mascarade de l’Ostalgie.

Le quartier de Friedrichshain est sans doute le dernier bastion mis de côté par les promoteurs. Mais pour combien de temps ? A la recherche des dernières traces épargnées par la rénovation, il est difficile aujourd’hui de se perdre dans la mélancolique Berlin d’après la chute du mur. Restent quelques terrains vagues, de nombreuses façades abandonnées aux graffitis et aux colleurs d’affiches, quelques bâtiments en proie à la végétation.

Les protestataires sont nombreux face à tous ces changements imposés. Beaucoup d’Allemands refusent les valeurs de la société de consommation de l’Ouest. Ils recherchent à reconstituer des atmosphères de l’ancien Berlin Est, atypique, loin de ces hauts lieux culturels devenus très branchés depuis leur rénovation. Tel le Franz Club dans Prenzlauer Berg où l’entrée est désormais à 30 EUR au lieu de 5 DM au début des années 90. Dans le quartier de Mitte, on trouve aussi les Hackescher Höfe avec, certes, de belles arrières cours mais des boutiques et des galeries hors de prix.

Malgré les mutations urbanistes et sociétales que connaît Berlin, c’est une ville insolite habitée par son histoire d’où une atmosphère particulière qui reste très attachante.

Mais la fête, ce n’est pas là qu’elle avait lieu. C’est à Nantes que l’excentrique Berlin se donnait en spectacle. L’association Mutante, menée par Catherine Duault organisait une soirée aux Ateliers de Bitche, pour fêter la chute du mur. L’artiste allemande, Näd Mika, était en tête d’affiche. Avec d’autres interprètes, l’ambiance tant attendue à Berlin était là, au rendez-vous. Une soirée délurée et colorée, loin du Berlin grisâtre malgré les festivités.

par Valérie Pinard

Remerciements à Romain Ledroit pour ses précieux conseils journalistiques.

[1] Berlin chantiers : Un essai sur les passés fragiles, par Régine Robin

[2] principale porte d’accès pour les alliés en transit entre les deux parties de Berlin

Road photography

En Août 2007, j'ai suivi pendant 5 jours des festivaliers se rendant à Sziget au cœur de Budapest, sur le plus grand festival Européen (400 000 personnes sur 8 jours).
Les images situées entre Nantes et Budapest se concentrent principalement pendant les heures de voiture. J'ai photographié le trajet de l'intérieur avec les contraintes de l'instantané liées aux déplacements et à la promiscuité du véhicule. Photographies aléatoires tant le temps est dépassant. Il n'était pas question d'arrêter la caravane pour une image. J'ai photographié les lumières de la nuit, le paysage qui défilait, les pancartes directionnelles, les travaux, la route, le port de Trieste, mes compagnons de voyage... J'ai alterné visuels artistiques aux images de reportage.
En 2007, je souhaitais explorer ce concept de "la photographie évolutive", qui est devenu courant aujourd'hui. Voyage dans l'image soutenu par une création sonore.  

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